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60% dans les écoles d'art, 20% à la direction de structures culturelles, 10% des artistes récompensées. Progressivement, les femmes, majoritaires à l'heure des études, deviennent minoritaires, voire quasiment invisibles dans le monde de l'art contemporain.

Des constats répétés et mis en lumière par des associations et des chercheur.es. Et qui parfois suscitent des envies de changer les choses pour plus d'égalité.

Grâce à Société Mouvante, « une instance citoyenne agissante », le FRAC – fonds régional d'art contemporain – de Bretagne a décidé de passer des constats aux actes ; après plusieurs mois de travail, les préconisations du groupe de réflexion commencent à prendre corps.

 

C'est une pièce de théâtre « un petit peu écrite et beaucoup improvisée » sur un thème un peu « olé, olé » (c'est son titre) mais avec « un propos sérieux derrière » et des femmes qui « s'affranchissent ».

Ce projet, ça fait six ans que Emilie Rivet y pense. Il a suffit d'une rencontre avec des comédiennes improvisatrices, Nantaises comme elle, pour que tout démarre.

Dans quelques jours, c'est le public de Quimper qui pourra à la fois apprécié et participé à la réflexion de cette troupe de femmes sur le(s) désir(s).

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Il y a deux façons de comprendre le titre : Pourquoi pas nous ? La première parle d'inégalités : « pourquoi n'y avons-nous pas droit ? ». La seconde parle d'une certaine émancipation : « pourquoi ne le ferions-nous pas nous aussi ? »

Et c'est bien tout cela qu'on trouve au cœur de deux courts-métrages réalisés par des élèves du lycée professionnel Coëtlogon.

Leur projection fit l'objet du premier rendez-vous des Mardis de l'Egalité de cette nouvelle saison proposée par Rennes 2.

 

On sent la complicité dans les regards qu'elles échangent, comme une façon d'appuyer chacun de leurs propos. Depuis que la plume de l'une s'est associée au pinceau de l'autre, Anne-Gaëlle Morizur et Florence Dollé vivent une sorte de « communion » professionnelle.

Avec leurs mots et leurs images, elles façonnent pour les tout petits un univers directement inspiré de leurs engagements militants.

En se cachant derrière leur personnage fétiche, cette drôle de Tata qui a de la barbe sous les bras, les deux jeunes femmes apportent un nouveau souffle, féministe, au monde de l'édition jeunesse.

 

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Promouvoir les écrits et les paroles féministes.

Voilà l'objectif de l'association et du festival du même nom, Dangereuses Lectrices, qui présente à Rennes sa troisième édition.

Complice du festival depuis ses débuts, Clémence Lesné s'exprime, elle, par l'image. Alors que l'artiste a désormais posé ses valises loin de la Bretagne, dans ce Canada où elle a choisi de poursuivre sa formation, une exposition mettra ce week-end ses travaux en lumière aux Ateliers du Vent.

 

Elle parle vite ; elle marche vite. Toute sa belle énergie, elle semble la mettre au service d'un travail un peu hors norme.

Des défis, Véronique Sousset en a déjà relevé pas mal. Depuis avril 2020, elle dirige la prison des femmes de Rennes, une mission qu'elle veut vivre comme un vrai service public. « Il ne faut jamais oublier pour qui on travaille – dit-elle – même si, ici, les usagères sont contraintes ».

Son projet : faire de la détention un lieu « ouvert » autour de deux points d'attention : la citoyenneté et les spécificités liées aux femmes.

 

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Genres, transgenres et mauvais genres

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L'association MOTS POUR MOTS et votre webmagazine Breizh Femmes organisent cette année encore un concours d'écriture.

Pour cette  sixième édition c'est le thème "genres, transgenres et mauvais genres" qui a été retenu par le jury autour de l'autrice Anne Lecourt. 

Les textes d'un maximum de 15000 signes sont à envoyer  au plus tard le 8 novembre.

Ceux que le jury retiendra feront l'objet d'une publication web au printemps 2022 et des lectures publiques pourront également être organisées.

Pour en savoir plus : lire le règlement.