ASFAD1Au centre de tout, il y a des mots. Ceux des femmes victimes de violences conjugales, ceux qu’elles disent et ceux qu’elles taisent ; ceux qu’on peut leur adresser pour leur apporter du soutien ; ceux des professionnel.les qui les accompagnent.

Le 23 novembre, à l’auditorium de la Maison des Associations de Rennes, on a beaucoup parlé de la façon d’écouter ces femmes.

Avec l’ASFAD bien sûr mais aussi avec des étudiant.es d’Askoria, très présent.es dans l’amphi et la troupe du théâtre de l’Improbable

 

awa1

 Cela fait des années que ça dure, mais elle ne désarme pas. « Jamais je ne suis découragée car mon frère, c'est tout pour moi » s'emporte Awa Gueye si on évoque devant elle la possibilité de baisser les bras.

Depuis ce soir de décembre 2015 où son jeune frère Babacar est tombé sous les balles de policiers dans une cité de Rennes, son objectif est de voir triompher la justice.

Dans quelques jours, elle organise la sixième journée commémorative de ce triste jour entourée du comité de soutien rennais mais aussi de nombreux.ses anonymes venu.es parfois de loin pour dénoncer les violences policières.

 

C'est une histoire qui nous replonge dans le magnifique livre de Laetitia Colombani, la Tresse.

Il y a d'une part des personnes qui offrent leurs cheveux et d'autre part des personnes qui les reçoivent ; entre les deux, d'autres les auront transformés.

Toute une chaîne consciente de l'opportunité de recycler une matière que l'on trouve reléguée au rang de déchets et qui pourtant peut avoir bien des utilités.

Les cheffes d'orchestre de cette belle partition sont les femmes du Club Soroptimist de Rennes. En partenariat avec l'entreprise Triballat Noyal, elles viennent de réaliser leur première collecte de cheveux.

Cheveu1

 

Gilis

Trois semaines à vélo de Saint-Brieuc à Audierne à la recherche de témoignages. C'est le pari que s'était lancé Marine Gilis au printemps 2019.

Pour écrire sa thèse, l'étudiante de l'université d'Angers voulait rencontrer des militantes féministes des années 70, celles qui avaient connu cette « révolution sexuelle » devenue un peu mythique dans l'esprit des jeunes générations.

Avant cette équipée sportive sur les routes, pas si plates qu'elle le croyait, de Bretagne, la jeune femme avait déjà entamé ses recherches ; elle les a poursuivies ensuite.

Voici venue l'heure de la rédaction de sa thèse, mais aussi celle de présenter un film documentaire réalisé à partir des interviews filmées.

 

 

Marlise Duval-Foucault est originaire du Cameroun. Elle préside à Rennes l'association CESA dont les actions de solidarité internationale permettent à des femmes du Cameroun mais aussi d'autres pays d'Afrique Centrale d'accéder à une certaine autonomie.

A l'occasion de l'exposition photos « Vis ma vie de femme au Cameroun » proposée à la MIR début octobre puis à la Maison de Quartier de Villejean, l'association a souhaité organiser une rencontre virtuelle avec Evelyne Ndipondjou, sociologue camerounaise spécialiste des questions d'égalité.

expocesa

 

chouette1

Sur la jolie affiche jaune, une petite chouette et son grand regard étonné. Jessie Magana s'en amuse.

« On a choisi la chouette – dit-elle - parce que c'est le symbole de la connaissance et qu'elle a ses grands yeux ouverts dans la nuit pour percer les secrets de la nature et des humains, de la science et du monde ! »

Tout un programme, qu'elle s'apprête à partager avec les plus jeunes.

A Rennes, aux Champs Libres, elle anime un nouveau cycle de conférences, les Chouettes Conférences, qui débutent en novembre à l'adresse des sept douze ans, « l'âge des comment et des pourquoi ». Un concept innovant où les intervenant.es se mettent « à hauteur d'enfants ».