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Sur la jolie affiche jaune, une petite chouette et son grand regard étonné. Jessie Magana s'en amuse.

« On a choisi la chouette – dit-elle - parce que c'est le symbole de la connaissance et qu'elle a ses grands yeux ouverts dans la nuit pour percer les secrets de la nature et des humains, de la science et du monde ! »

Tout un programme, qu'elle s'apprête à partager avec les plus jeunes.

A Rennes, aux Champs Libres, elle anime un nouveau cycle de conférences, les Chouettes Conférences, qui débutent en novembre à l'adresse des sept douze ans, « l'âge des comment et des pourquoi ». Un concept innovant où les intervenant.es se mettent « à hauteur d'enfants ».

 

Plus de trois ans qu'elles attendaient la véritable condamnation de leur violeur et la fin d'un marathon judiciaire qui aura duré plus de six ans.

Cette fois-ci, Julie* et les six autres victimes reconnues espèrent pouvoir tourner la page. Neuf ans après son viol, la jeune rennaise rentre du troisième procès – retardé pour cause de covid – et se dit satisfaite du verdict.

Son agresseur, jugé pour une tentative de meurtre et six viols, a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle assortis d'une période de sûreté de 18 ans et d'un suivi socio-judiciaire de dix ans.

Julie se dit aujourd'hui « soulagée », un peu amère tout de même que la peine initiale de trente ans ait été diminuée sous prétexte que le condamné aurait « évolué » depuis les faits. Elle ne veut pas y croire et avoue que ce troisième procès fut encore plus pénible que les deux précédents ; un moment « insupportable » dit-elle.

Voilà deux ans, elle nous avait raconté son histoire, soucieuse de redonner toute leur place aux victimes. « Les tribunaux ne sont pas faits pour les victimes (…) La justice est lente, mais j'ai tout le temps envie de m'en sortir et de me battre » nous confiait-elle alors.

 

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60% dans les écoles d'art, 20% à la direction de structures culturelles, 10% des artistes récompensées. Progressivement, les femmes, majoritaires à l'heure des études, deviennent minoritaires, voire quasiment invisibles dans le monde de l'art contemporain.

Des constats répétés et mis en lumière par des associations et des chercheur.es. Et qui parfois suscitent des envies de changer les choses pour plus d'égalité.

Grâce à Société Mouvante, « une instance citoyenne agissante », le FRAC – fonds régional d'art contemporain – de Bretagne a décidé de passer des constats aux actes ; après plusieurs mois de travail, les préconisations du groupe de réflexion commencent à prendre corps.

 

C'est une pièce de théâtre « un petit peu écrite et beaucoup improvisée » sur un thème un peu « olé, olé » (c'est son titre) mais avec « un propos sérieux derrière » et des femmes qui « s'affranchissent ».

Ce projet, ça fait six ans que Emilie Rivet y pense. Il a suffit d'une rencontre avec des comédiennes improvisatrices, Nantaises comme elle, pour que tout démarre.

Dans quelques jours, c'est le public de Quimper qui pourra à la fois apprécié et participé à la réflexion de cette troupe de femmes sur le(s) désir(s).

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Il y a deux façons de comprendre le titre : Pourquoi pas nous ? La première parle d'inégalités : « pourquoi n'y avons-nous pas droit ? ». La seconde parle d'une certaine émancipation : « pourquoi ne le ferions-nous pas nous aussi ? »

Et c'est bien tout cela qu'on trouve au cœur de deux courts-métrages réalisés par des élèves du lycée professionnel Coëtlogon.

Leur projection fit l'objet du premier rendez-vous des Mardis de l'Egalité de cette nouvelle saison proposée par Rennes 2.

 

On sent la complicité dans les regards qu'elles échangent, comme une façon d'appuyer chacun de leurs propos. Depuis que la plume de l'une s'est associée au pinceau de l'autre, Anne-Gaëlle Morizur et Florence Dollé vivent une sorte de « communion » professionnelle.

Avec leurs mots et leurs images, elles façonnent pour les tout petits un univers directement inspiré de leurs engagements militants.

En se cachant derrière leur personnage fétiche, cette drôle de Tata qui a de la barbe sous les bras, les deux jeunes femmes apportent un nouveau souffle, féministe, au monde de l'édition jeunesse.

 

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