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La « continuité pédagogique », elles n'y croient pas trop. Trop de différences d'équipement et d'accompagnement dans les familles ; pas d'interactions avec les enfants ; juste des révisions, pas d'avancement dans le programme... Et puis, de toute façon, l'enseignement à distance, ce n'est pas ça, leur métier.

Pourtant, comme leurs collègues confiné-es de toute la France, les enseignantes de l'école élémentaire Joseph Lotte de Rennes se sont donné tous les moyens possibles pour poursuivre leur travail avec les élèves.

En fin de période, juste avant les vacances de printemps, alors qu'elles ne savaient pas si l'école reprendrait avant l'été, leurs priorités restaient de maintenir le lien avec les enfants et surtout de préparer le retour en classe.

 

C'est l'heure du confinement aussi au CIDFF 35. Pourtant, pas question de suspendre l'activité. C'est donc, chacune à son domicile que les conseillères et juristes du centre d'information des femmes et des familles d'Ille-et-Vilaine poursuivent leur travail.

« On continue à faire nos accompagnements à distance par téléphone et par mail ; on a dû arrêter tout ce qui est collectif et on est en télétravail » résume Solenn Degabriel, la directrice.

Et depuis quelques semaines, si le téléphone sonne un peu moins souvent qu'avant, les appels concernent le plus souvent des violences conjugales.

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poesie

Quel est le point commun entre Arthur Rimbaud, René-Guy Cadou, Emilie Dickinson et Robert Desnos ? La poésie, bien sûr. Mais aussi l'idée originale et généreuse de Morgane Rey qui a voulu en ce temps de confinement faire « un cadeau aux gens » en partageant son amour pour les beaux textes.

Avec sa compagnie Erébé Kouliballets, elle propose plusieurs fois par semaine des lectures téléphoniques un peu comme « un acte de guérison ».

 

En cette période de confinement national (et plus) on peut avoir l'impression que tout s'est arrêté. Que seul subsistent le virus qui nous menace et celles et ceux qui travaillent soit à le combattre soit à nous permettre de vivre au mieux cette crise.

Pourtant, quelque chose ne change pas ; les bébés qui s'annonçaient pour ce printemps continuent à naître. De quoi angoisser les parents et compliquer la tâche des soignant-es au premier rang desquel-les les sages-femmes.

« C'est exceptionnel, les choses nous dépassent et on fait au mieux » nous confie Christiane David .

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Il y a un mois, les Couturières Solidaires d'Ille-et-Vilaine n'existaient pas. Et, « dans un mois, j'espère bien qu'on n'existera plus » répète Marine, coordinatrice du collectif.

Entre-temps, le virus est passé par là et nous a toutes et tous fait revoir nos priorités. Parce que le manque de masques textile pour diminuer la propagation du virus par les postillons est criant et que la communication officielle faite autour de la maladie a déjà fait perdre beaucoup trop de temps, des initiatives bénévoles voient le jour un peu partout en France depuis quelques semaines.

Dans la région rennaise, Marine et ses ami-es fabriquent et distribuent ces petits bouts de tissus indispensables notamment aux personnes qui continuent à travailler en lien avec du public : caissier-ères de supermarchés, aides ménagères à domicile, boulanger-ères, etc.

 

C'est autour de la figure de Maryam Mirzakhani qu'une table ronde s'interrogeait ce soir-là* à la Maison Internationale de Rennes sur la place des femmes dans les mathématiques. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Les filles sont désormais majoritaires dans les filières mathématiques des lycées mais restent minoritaires voire absentes dans l'enseignement supérieur scientifique. Et quand vient l'heure de travailler pour celles qui ont poursuivi leurs études dans cette voie, les postes sont moins nombreux et plus difficiles d'accès que pour les hommes.

Même si les effets restent lents à percevoir, des pistes d'amélioration existent.

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Genres, transgenres et mauvais genres

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L'association MOTS POUR MOTS et votre webmagazine Breizh Femmes organisent cette année encore un concours d'écriture.

Pour cette  sixième édition c'est le thème "genres, transgenres et mauvais genres" qui a été retenu par le jury autour de l'autrice Anne Lecourt. 

Les textes d'un maximum de 15000 signes sont à envoyer  au plus tard le 8 novembre.

Ceux que le jury retiendra feront l'objet d'une publication web au printemps 2022 et des lectures publiques pourront également être organisées.

Pour en savoir plus : lire le règlement.