« Le théâtre, l'écriture, la famille... tout ça se tisse » résume Agnès Genêt quand elle veut évoquer son parcours de vie.

Ancienne comédienne devenue art-thérapeute, elle est en cours d'écriture de son troisième roman et suit une formation pour renforcer sa pratique professionnelle.

Femme de mots, elle voit l'écriture comme une « hygiène de vie au quotidien » et offre à ses patient.e.s la possibilité de se créer une « bulle » pour faire jaillir leur créativité dans des productions éphémères centrées d'abord sur « le plaisir et la satisfaction ».

Ou comment les mots peuvent permettre d'aller mieux.

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Si le mot « musées » est masculin, les femmes sont nombreuses à les faire vivre, que ce soit en tant qu'artistes ou en tant que professionnelles, conservatrices ou médiatrices notamment.

C'est tout le sens du nom donné à l'association Musé.e.s dont les créatrices revendiquent fortement l'écriture inclusive. Derrière ce choix, elles affirment leur volonté de mettre en œuvre une « approche globale des questions féministes, non seulement dans ce qu'on expose ou qu'on va acquérir mais aussi dans la gestion des équipes ».

Leur premier travail est l'édition d'un « ouvrage de synthèse sur les problématiques féministes dans les musées de France ». A l'initiative du projet, Eloïse Jolly ne manque pas d'enthousiasme à l'heure de la relecture du livre qui devrait paraître fin juin.

 

 « On a bien grandi » s'enthousiasme Fanny Dufour qui vient de fêter à Rennes les deux ans des Nouvelles Oratrices.

Créée le 8 mars 2020, à quelques jours du premier confinement, sa société peut s'enorgueillir d'avoir déjà formé plus de 450 femmes et de faire travailler régulièrement quatorze formatrices entre Rennes, Brest, Quimper, Nantes, Vitré, Paris et Lyon. « Une belle petite communauté de femmes » résume-t-elle.

Pour l'automne, elle prépare un premier événement grand public et se réjouit d'avoir déjà pu créer plusieurs emplois.

 

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Si vous confiez une de vos mammographies à Emilie Barbier, vous ne regarderez plus jamais vos seins de la même manière.

Lignes, contours, reliefs... c'est tout un paysage de formes diverses que la photographe voit poindre derrière les radiographies médicales qu'on lui confie.

Et plus que les fractures du coude et autres entorses de cheville, les seins ont semble-t-il le pouvoir fascinant de receler d'autres mondes.

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Depuis le 21 mars, la ville de Rennes organise ses états généraux de l'égalité. Des temps d'expression, de formations, différents ateliers vont se succéder pour aboutir les 25 et 26 juin au temps fort destiné à clore l'événement.

Le projet prévoit que les citoyen.nes puissent « faire entendre la réalité des discriminations vécues », de situations « trop souvent réduites au silence, à la banalisation, au déni » pour mieux « nourrir un plan de lutte » collectif.

Une « invitation à construire les réponses, améliorer les accompagnements, enrichir les ressources pour mieux prévenir les discriminations ». Dans les résultats de l'enquête réalisée en amont et présentée lors du lancement des états généraux, nous avons voulu retenir quelques chiffres mais surtout des paroles, témoignages d'un quotidien de souffrances.

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A Rennes, le collectif de soutien aux personnes sans-papiers célèbre en ce début du mois d'avril 2022 ses vingt ans. Faut-il s'en réjouir ?

Né en 2002 à une époque où l'extrême-droite représentait moins de 20% des voix aux élections présidentielles, le collectif a choisi de « fêter » cet anniversaire à une heure où les programmes électoraux anti-migratoires n'ont jamais été aussi nombreux. L'objectif : « résister encore et affirmer la solidarité avec l'immigration ».

Avoir vingt ans, insiste le tract du collectif c'est dénoncer, débattre, expliquer, marcher, raconter, réagir... Et c'est d'abord parler. Comme le font chaque semaine les bénévoles du collectif et tou.te.s les exilé.es avec ou sans-papiers qui les rejoignent.

Comme le fait depuis deux ans et demi le groupe femmes qui a aussi voulu partager son expérience.