A Rennes, les journées du mois de mars sur l'égalité dans le sport et la culture ont été l'occasion pour le mouvement HF Bretagne de présenter son deuxième diagnostic sur la place des femmes dans la culture en Bretagne. Des chiffres en très légère amélioration, mais encore insuffisants.

Marine Bachelot Nguyen, présidente de HF Bretagne, elle-même auteure et metteure en scène de théâtre, a profité de cette présentation pour faire un petit point de vocabulaire. Pour elle, « la rareté des femmes dans le répertoire ne vient pas de nulle part ; elle est le résultat d'un processus historique d'invisibilisation et d'effacement des femmes dans l'histoire du théâtre et des arts ». Un effacement qui passe d'abord « par le langage ».

Dans son diagnostic, HF a choisi volontairement la dénomination « autrice ». C'est, pour sa présidente, un acte militant. « Faire disparaître un mot comme autrice - dit-elle en s'appuyant sur les travaux d'Aurore Evain – c'est aussi faire disparaître une fonction et la possibilité pour des femmes et des jeunes filles de s'y projeter ». Elle affirme la « nécessité de réhabiliter ce mot » même si elle reconnaît avoir elle-même eu du mal à l'utiliser. Néanmoins, il existait autrefois dans la langue française et fut en usage aux 16ème et 17ème siècles avant d'être supprimés par des grammairiens de l'Académie Française, des « hommes pour qui l'idée d'une femme qui écrivait et qui avait autorité était un peu dérangeante ».

Désormais, Marine Bachelot Nguyen en appelle à chacune et à chacun. « Même s'il accroche un peu l'oreille – s'exclame-t-elle – il faut s'habituer à le réutiliser pour qu'il entre dans les têtes ! »

Geneviève ROY

1 - Breizh Femmes reviendra prochainement sur les chiffres de ce rapport

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Grâce à cette rubrique, retournons à la rencontre de femmes qui à un moment de leur parcours ont déjà croisé notre webmagazine depuis sa création en juin 2013...

 

"540 000 € pris dans la poche des femmes"

Uteruse

 

Derrière le nom de « collectif l'Utéruse » une petite dizaine de jeunes femmes lutte à Rennes contre les dépassements d'honoraires pratiqués par un laboratoire dans les analyses de frottis réalisées notamment pour le dépistage du cancer du col de l'utérus. Une augmentation de 7,60 € décidée brutalement voilà un an sans revalorisation du remboursement de la sécurité sociale.

Le 1er février, le collectif a décidé de célébrer le premier anniversaire avec un gâteau et quelques cotillons devant l'entrée du laboratoire. Une façon pour ces femmes de relancer un peu la communication autour de leur combat ; une occasion pour nous de les revoir, neuf mois après notre première rencontre.

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